Mercredi, Hervé Morin recevait les familles des marins du Bugaled-Breizh. Une rencontre au cours de laquelle les deux parties sont restées sur leurs positions.
«Si le ministre de la Défense n'a pas de connaissance du dossier, les réponses apportées à nos questions techniques nous confortent dans nos certitudes», commentait, hier, Robert Bouguéon, le président du comité local des pêches du Guilvinec, qui accompagnait les familles à Paris.
Thèse renforcée
Il estime que la thèse mettant en cause le sous-marin hollandais Dolfijn est renforcée, malgré l'absence de réponses à plusieurs de leurs questions.
«On nous a expliqué que la profondeur dans la zone du naufrage ne permettait pas la présence de deux sous-marins. Il ne peut donc pas s'agir d'un bâtiment espion compte tenu du déroulement de l'exercice de l'Otan», souligne Rémy Gloaguen.
Le frère d'une des victimes du naufrage pointe du doigt le sous-marin le plus proche du Bugaled-Breizh, le Dolfijn. D'autant que les parties civiles estiment que plusieurs zones d'ombre entourent encore le sous-marin hollandais.
En attendant, elles préparent un concert de soutien. Il est programmé le 16janvier à Plozévet, six ans et un jour après le naufrage du chalutier bigouden.
source le telegramme






